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Le rôle clé du retail media dans les stratégies de visibilité des marques et l’activation des ventes

Le rôle clé du retail media dans les stratégies de visibilité des marques et l’activation des ventes

Le rôle clé du retail media dans les stratégies de visibilité des marques et l’activation des ventes

Le retail media est en train de devenir le nouveau terrain de jeu stratégique des marques. Entre explosion des audiences sur les sites e-commerce, fin progressive des cookies tiers et pression croissante sur les budgets marketing, ce levier coche beaucoup de cases : visibilité qualifiée, data transactionnelle, mesure des ventes… Mais sur le terrain, comment les enseignes et les marques l’utilisent-elles vraiment ? Et surtout, à quelles conditions le retail media active réellement les ventes, au-delà du simple affichage de bannières ?

Pourquoi le retail media s’impose dans les plans marketing

En quelques années, le retail media est passé du statut de « sujet d’expert » à celui de ligne budgétaire incontournable. Selon les estimations de GroupM, le marché mondial du retail media aurait dépassé les 100 milliards de dollars en 2024, avec une croissance à deux chiffres chaque année. En France, la dynamique est similaire : tous les grands distributeurs ont désormais structuré une offre retail media, et les marques réallouent progressivement des budgets issus du search, du social ou du trade marketing classique.

Pourquoi cette bascule si rapide ? Trois raisons principales reviennent dans les retours d’expérience des directions marketing et e-commerce :

Autrement dit, le retail media parle le langage préféré des directions générales : celui du ROI et du chiffre d’affaires additionnel.

De l’affichage à l’activation : ce qu’est vraiment le retail media aujourd’hui

Réduire le retail media à quelques bannières sur un site marchand serait passer à côté de l’essentiel. Sur le terrain, les dispositifs se diversifient et couvrent désormais tout le parcours client.

Les principaux formats que l’on retrouve chez les distributeurs français :

Chez un acteur comme Carrefour, par exemple, la régie Carrefour Links combine search, display, CRM et activation en magasin. Chez Cdiscount ou Amazon, la logique est similaire : la marque peut travailler à la fois sa visibilité, sa préférence et la conversion, dans un même environnement.

Point clé : le retail media ne se pense plus comme de la simple visibilité, mais comme un levier d’activation à chaque étape du funnel, avec un impact mesurable sur les ventes.

Ce que les marques viennent chercher : visibilité… et ventes incrémentales

Côté marques, les objectifs sont de moins en moins uniquement « image ». Les directeurs commerciaux comme les responsables e-commerce interrogés convergent sur trois attentes centrales :

Un directeur marketing d’une grande marque PGC résume souvent la logique ainsi : « Si je dois arbitrer entre un affichage urbain et une campagne retail media, je regarde où je peux mesurer plus vite un effet sur mon sell-out. »

Dans les faits, la plupart des industriels testent d’abord le search sponsorisé, parce qu’il est directement relié à l’intention de recherche et à la conversion. Ce n’est qu’ensuite qu’ils élargissent vers des dispositifs plus haut de funnel, comme la home page ou les campagnes off-site, une fois le ROI mieux maîtrisé.

Comment les distributeurs monétisent (et structurent) leur audience

Pour les enseignes, le retail media n’est pas seulement un service proposé aux marques, c’est un nouveau pilier de leur modèle économique. La montée en puissance de régies internes (Carrefour Links, RelevanC pour Casino, Unlimitail, etc.) témoigne de cette professionnalisation.

Concrètement, cela implique plusieurs chantiers opérationnels :

Un directeur retail media d’une enseigne de GSA l’illustre facilement : « On ne peut pas transformer notre site en sapin de Noël. Notre job est de monétiser l’audience, mais aussi de protéger la conversion et la satisfaction client. » L’équilibre entre business publicitaire et confort de navigation devient donc un sujet structurant.

Mesurer l’impact : le nerf de la guerre

Ce qui différencie réellement le retail media d’autres canaux, c’est la capacité de relier exposition et achat. Mais derrière ce principe, la réalité opérationnelle peut être complexe.

Les indicateurs les plus utilisés par les enseignes et les marques :

Une DNVB de l’univers beauté qui a testé le retail media avec un distributeur alimentaire témoignait ainsi : « Sur trois semaines, notre ROAS était de 6,5, mais surtout, 40 % des acheteurs n’avaient jamais acheté notre marque chez cette enseigne auparavant. C’est ce type d’insight qui nous fait réinvestir. »

La précision de ces analyses dépend directement de la qualité de la data enseigne (fraîcheur des historiques, matching on/offline, unification des identifiants) et de la capacité à la partager avec les marques, sans empiéter sur la protection des données clients.

Articuler retail media, e-commerce et magasin : l’omnicanal en pratique

Le retail media est souvent pensé comme un sujet 100 % digital. Sur le terrain, les distributeurs les plus avancés le positionnent plutôt comme un levier omnicanal, au service du e-commerce et du magasin.

Quelques usages concrets observés :

Chez certains distributeurs, les premières mesures d’impact montrent qu’une exposition combinée (online + magasin) peut générer un uplift de ventes supérieur de 20 à 30 % par rapport à une activation uniquement digitale. De quoi convaincre les directions commerciales de décloisonner leurs plans entre trade marketing et retail media.

Les erreurs fréquentes… et comment les éviter

Sur le terrain, quelques travers reviennent régulièrement dans les retours d’expérience des marques comme des enseignes. Les éviter permet souvent de gagner plusieurs mois d’apprentissage.

À l’inverse, les acteurs les plus avancés mettent systématiquement en place des boucles d’amélioration continue : tests A/B, ajustements des enchères, travail sur le wording, coordination avec les opérations commerciales… Le retail media devient alors un véritable laboratoire d’optimisation du parcours client.

Les bonnes pratiques pour structurer sa stratégie retail media

Pour les marques comme pour les enseignes, la question n’est plus « faut-il y aller ? », mais « comment y aller de façon structurée ? ». Quelques bonnes pratiques se dégagent des retours terrain.

Côté marques :

Côté enseignes :

À retenir : le retail media, un levier business à apprivoiser

Pour les marques, le retail media devient un passage obligé pour rester visibles dans des rayons surchargés, physiques comme digitaux. Pour les enseignes, c’est une nouvelle source de revenus mais aussi un accélérateur d’innovation sur la connaissance client.

Les acteurs les plus en avance se retrouvent sur quelques points communs :

La prochaine étape ? L’arrivée de l’IA générative dans la personnalisation des créations, la recommandation en temps réel ou la prédiction de l’uplift par segment. Mais, sur le terrain, une chose ne change pas : la capacité à transformer cette puissance technologique en ventes additionnelles et en expériences plus utiles pour le client restera le véritable juge de paix du retail media.

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