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L’impact des réseaux sociaux sur la décision d’achat en e-commerce et les leviers d’influence des marques

L’impact des réseaux sociaux sur la décision d’achat en e-commerce et les leviers d’influence des marques

L’impact des réseaux sociaux sur la décision d’achat en e-commerce et les leviers d’influence des marques

Des réseaux sociaux au panier : le nouveau réflexe d’achat

Instagram, TikTok, YouTube, Pinterest… Pour beaucoup de consommateurs, le parcours d’achat ne commence plus sur Google ou sur un site marchand, mais au fil du scroll. Une vidéo vue en story, un avis posté sur un groupe Facebook, un live TikTok qui fait le buzz, et l’envie d’achat se déclenche. Résultat : les réseaux sociaux sont devenus un maillon clé de la décision en e-commerce, parfois même le point d’entrée principal.

Pour les marques, l’enjeu n’est plus seulement d’« être présentes » sur les plateformes, mais de piloter de vrais leviers d’influence : contenus, communautés, créateurs, formats shoppables… tout en gardant un œil sur le ROI.

Comment les réseaux sociaux influencent-ils concrètement l’achat en ligne ? Quels sont les leviers les plus efficaces aujourd’hui pour peser sur la décision, sans basculer dans la sur-promotion ? Tour d’horizon, chiffres à l’appui et retours de terrain.

Un impact direct sur la décision d’achat… souvent sous-estimé

Les études convergent : une large part des décisions d’achat e-commerce est aujourd’hui influencée par les réseaux sociaux, même si l’acte final a lieu sur un site ou une marketplace.

Plusieurs tendances structurantes ressortent du terrain :

Dans un acteur de beauté en ligne, par exemple, le service e-commerce constate que les pics de ventes de certaines références ne correspondent pas aux temps forts marketing internes… mais aux vidéos virales publiées par des créateurs beauté sur TikTok ou YouTube. Les réseaux sociaux créent une demande spontanée, parfois difficile à anticiper, mais extrêmement puissante.

Du scroll à l’achat : un parcours désormais fragmenté

Pour comprendre l’impact réel des réseaux sur la décision, il faut regarder le parcours d’achat dans son ensemble. Celui-ci est rarement linéaire :

Ce modèle de « parcours zigzag » rend l’attribution complexe : le réseau social joue un rôle décisif dans la construction du désir, mais le dernier clic se fait ailleurs. Les retailers qui ne regardent que le ROI direct de leurs campagnes sociales sous-estiment donc souvent leur impact réel sur le chiffre d’affaires.

Certains acteurs commencent à intégrer ce phénomène dans leur pilotage. Un pure player mode, par exemple, suit non seulement les conversions directes issues d’Instagram Ads, mais aussi :

L’enjeu : relier les signaux sociaux au business, même quand la conversion n’est pas immédiate.

Community building, UGC, avis : la preuve sociale comme accélérateur de conversion

Sur les réseaux, la dimension « social proof » est centrale. Ce qui déclenche vraiment la décision d’achat n’est plus seulement la parole de la marque, mais celle des autres :

Les marques qui tirent leur épingle du jeu ne se contentent plus de poster du contenu. Elles organisent la prise de parole de leurs clients. Quelques bonnes pratiques observées sur le terrain :

Côté business, l’effet est mesurable : un distributeur d’articles de sport a ainsi constaté que les fiches produits contenant au moins une vidéo UGC intégrée (en embed depuis Instagram ou TikTok) affichaient un taux de conversion supérieur de 15 à 25 % aux fiches sans contenu social.

Influenceurs, créateurs, micro-communautés : l’influence se verticalise

Le marketing d’influence a largement dépassé le stade de la tendance. Mais le modèle a évolué : les « gros » influenceurs généralistes cèdent progressivement la place à des créateurs plus pointus, experts d’une niche ou très ancrés localement.

Côté e-commerce, plusieurs signaux forts se dégagent :

Un acteur de la maison et de la déco, par exemple, a multiplié par trois le chiffre d’affaires réalisé sur une gamme de rangements en s’appuyant sur une créatrice TikTok spécialisée dans l’organisation intérieure. Format utilisé : une série de vidéos « avant/après » très concrètes, suivie d’un live avec remise immédiate et liens produits cliquables. Le budget était modeste, mais la précision du ciblage et l’alignement avec la communauté ont fait la différence.

Pour les marques, la clé n’est donc plus de « cocher la case influence », mais de construire des partenariats durables avec quelques créateurs très pertinents, suivis dans la durée et intégrés au calendrier business (lancements produits, temps forts, déstockage intelligent…).

Formats shoppables et social commerce : vers un achat sans friction

Les plateformes multiplient les formats permettant d’acheter sans sortir de l’écosystème social : boutiques Instagram, tags produits sur les posts et stories, pins produits sur Pinterest, TikTok Shop… Même si l’adoption n’est pas encore massive en Europe, certains signaux sont à surveiller de près :

Dans un retailer mode, par exemple, les équipes ont testé l’activation de catalogues produits sur Instagram Shopping en complément d’un flux Google Shopping déjà structuré. Résultat : un trafic de meilleure qualité vers le site (+20 % de taux de conversion vs trafic social organique classique), avec un panier moyen identique, ce qui valide le rôle des formats shoppables dans la dernière ligne droite du parcours.

Reste un point de vigilance : ne pas tout basculer sur les plateformes. La dépendance algorithmique et les commissions éventuelles doivent être intégrées dans les arbitrages. Les réseaux sociaux sont un formidable accélérateur, mais le site e-commerce doit rester la colonne vertébrale.

Algorithmes, data, attribution : mesurer ce qui compte vraiment

Le principal écueil pour les directions e-commerce reste la mesure. Comment prouver l’impact business des réseaux sociaux, au-delà des métriques de vanité (likes, portée, vues) ? Plusieurs pistes se dessinent :

Certains acteurs omnicanaux vont plus loin, en corrélant signaux sociaux et ventes en magasin : hausse des demandes en rayon pour un produit mis en avant sur TikTok, pics de scannages d’un QR code présent en boutique et renvoyant vers un tuto Instagram, etc. La frontière online/offline devient plus poreuse, mais aussi plus difficile à piloter sans une culture data solide.

5 leviers d’influence concrets pour les marques e-commerce

Au-delà du constat, comment transformer l’influence social media en résultats tangibles pour le e-commerce ? Cinq leviers se détachent des retours de terrain.

À retenir pour les directions e-commerce et marketing

Les réseaux sociaux ne sont plus un « canal d’image » à côté du business. Ils sont au cœur de la décision d’achat en ligne, et leur impact dépasse largement les conversions attribuées en dernier clic.

Reste une question stratégique : qui, en interne, porte réellement l’influence sociale ? Marketing, e-commerce, communication, retail, data… La réponse la plus efficace observée chez les acteurs avancés tient en une idée : faire du social un sujet transverse, relié directement aux objectifs de chiffre d’affaires, de marge et de satisfaction client, plutôt qu’un simple terrain d’expérimentation créative.

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